Manchette
Le politique peut-il réguler le désir d’enfant ?
Le MPE a tenu un colloque le 22 novembre 2006 à l’Espace Moncassin.
Coparentalité, (...)
Etes-vous favorable au mariage entre homosexuels ?
74% des Maires de France sont oppposés au mariage entre homosexuels.
Voir les autres (...)
Revue de presse
Retrouvez les articles parus à l’occasion de la sortie du sondage Ifop en novembre (...)
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OpinionsA la suite de notre action, nous avons reçu de nombreuses réactions.Que nous publions ici.Mesdames et Messieurs les Maires de France qui êtes engagés pour l’enfance, Je voudrais par la présente remercier et soutenir tous les maires qui s’engagent dans la protection et l’aide à la protection des enfants et de l’enfance. (...) Je suis un simple français, divorcé et père de trois filles adolescentes. C’est donc en tant qu’électeur et en tant que père de famille que je forme des voeux pour que vos efforts atteignent les buts que vous vous êtes fixés. Patrick L. Retour haut de page Réagir Je tiens à vous féliciter de cette action longtemps attendue en lui souhaitant plein succès. Antoine C. Retour haut de page Réagir Monsieur le Maire, Permettez que je vous formule mon soutien pour l’action que vous entreprenez auprès du gouvernement contre le "mariage homosexuel" et les biotechnologies au service de "l’homoparentalité". Ceci non pas par esprit de ségrégation mais en raison des bouleversements anthropologique et symbolique, des plus graves, qu’une telle légitimation ne saurait manquer de provoquer. Les Français sont certes silencieux sur ce sujet, tant l’inquiétude les assaille sur tous les fronts (familial, économique, social, politique). Mais que les politiques ne se méprennent pas sur ce silence, en l’interprétant comme une "sensibilité libertaire". La plupart de ces citoyens silencieux, même les jeunes, n’approuvent pas cette poursuite active de la dissolution de la famille et des processus de filiation. Véronique H. Retour haut de page Réagir Je suis juste un conseiller municipal, élu udf dans une petite commune du nord de la France. Je suis citoyen français tout comme vous et j’oeuvre aussi pour le développement de nos concitoyens et leurs bien être. Je suis juriste de profession et puisque vous osez citer le code civil je me permet de vous citer la déclaration universelle des droits de l’homme qui interdit toute discrimination. Je pense que mettre des enfants inocents au centre et comme enjeux de votre croisade ridicule est pas d’une démagogie exeptionnelle bien plus dangeureuse pour l’avenir de notre societe et de nos enfants qu’un mariage gay . Je pense qu’il eut ete plus intellectuellement honnete d’appeller votre croisade "je suis homophobe et j’en suis fier" . je pense que vous l’avez compris j’ai honte pour vous, pour votre cheminement de pensée qui vous confine au sectarisme et que la france terre des droits de l’homme merite mieux que ca et que l’image que vous donnez des élus. je n’attends aucune reponse de votre part à ce mail, tout texte emanant de vous et atterissant dans ma boite aux lettres ne pourrait que me donner à nouveaux du dégout. j’ai le plaisir de ne pas vous saluer Richard M. "citoyen " Conseiller municipal de L. Retour haut de page Réagir Monsieur, J’apprécie que vous ayez relancé le débat sur le mariage entre deux personnes de même sexe. Etant moi-même membre de l’UDF, cette question doit, il est certains être soulevée et discutée. Toutefois, je pense, très humblement, que vous faites erreur quant à la prise de position que vous avez prise. En effet, accordez le mariage aux personnes de même sexe, c’est être en accord avec les principes fondamentaux de notre république, à savoir la liberté (de se marier avec la personne que l’on aime), l’égalité (entre les homos et les hétéros) et la fraternité (entre le peuple de France). Seule la tradition justifie son refus, or il n’est à mon sens aucune tradition qui se justifie seulement de par son existence ; dès lors, il est important de soutenir une argumentation démontrant la nocivité du mariage gay à la société française. Et là, les arguments font défauts. En effet, toutes les études sociologiques ont montré que l’instauration du PACS n’avait pas changé la société en profondeur si ce n’est accordé plus de droits aux homosexuel(le)s. En ce qui concerne le mariage, rien ne changera pour les couples hétéros si ce mariage est autorisé, mais par contre cela sera une formidable reconnaissance pour tous les couples homos et cela signifiera que la France les accepte. Toute autre argumentation n’est qu’hypocrisie allant jusqu’à affimer que l’on donnera les mêmes droits aux homos sans leur accorder le mot mariage en tant que qualificatif de leur union. Si cela représente pour les homos une reconnaissance de la société que de pouvoir se marier, cela n’affirme rien d’autre qu’une homophobie latente que de l’interdire. Thomas M. REPONSE
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Cher Monsieur, Merci d’avoir pris le temps de partager avec notre collectif, l’essentiel de votre opinion concernant le « mariage homosexuel ». De très nombreux maires ont en effet souhaité s’exprimer sur le sujet, car nous pensons qu’il s’agit là d’une question qui relève d’un véritable choix d’avenir pour notre pays. Nous ne croyons pas que « le mariage homosexuel » mette en danger ou vienne affaiblir le mariage consenti entre un homme et une femme. Ce n’est pas là pour nous la question. Il faut s’interroger dès aujourd’hui sur l’avenir que nous voulons demain. Nous ne pensons pas que deux pères ou deux mères pour des enfants, ce soit là un modèle à institutionnaliser, car nous pensons qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère, même si cela n’est pas toujours le cas. Les maires ont un rôle modélisant et pédagogique : nous rappelons les règles nécessaires pour mieux vivre ensemble, nous développons des actions de secours en faveur des plus fragiles ou des plus démunis, nous essayons de palier aux carences éducatives et aux pertes de repères que peuvent connaître certains de nos citoyens, nous animons les cérémonies officielles qui participent à la mémoire collective des grands évènements qui ont marqué notre histoire, ... bref nous essayons de participer du mieux que nous pouvons à la vie sociale de nos villes, et ce que faisons ou disons sert souvent d’exemple à ceux qui nous observent. Pour toutes ces raisons nous nous estimons concernés et véritablement investis de l’autorité de la République lorsque nous relisons, lors d’un mariage, les articles du code civil se rapportant à l’engagement des époux à fonder un foyer en se devant « mutuellement fidélité, secours, assistance » et en rappelant que « l’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant ; elle appartient aux père et mère jusqu’à la majorité » de ce dernier. Les couples qui ne se marient pas ou ne se pacsent pas ne sont pas exclus pour autant de notre société (heureusement !). Le mot mariage qualifie un type d’union en particulier avec des engagements qui lui sont propres. Ce n’est pas de l’homophobie que de rappeler, dans le débat présent, le sens du vocabulaire que nous employons. Ce faisant, nous côtoyons, comme tout élu, des collègues ou des amis qui sont homosexuels, certains veulent se marier, d’autres pas, à nous donc d’expliquer notre point de vue. Savoir dire non, lorsque cela semble sage, c’est là l’exercice assumé d’une responsabilité, ce qui ne signifie pas que la République rejette ceux à qui elle répond par la négative à l’une ou l’autre de leurs demandes. Je regrette que vous nous taxiez si facilement d’hypocrisie, alors que nous nous jugeons vraiment soucieux d’un développement familial et social durable pour notre pays. Comprenez, Cher Monsieur, que 11 700 maires aient souhaité, à ce jour, faire connaître leur opinion et espérons une réflexion intelligente et sereine, comme nous le désirons vous et moi, j’en suis persuadé. Très sincèrement, Franck MEYER, porte parole de Maires Pour l’Enfance. Bonjour, Merci pour votre initiative. En tant que femme de gauche, athée, je ne me retrouve pas dans le portrait caricatural que donnent les médias de ceux qui n’adhèrent pas, sans renoncer à réfléchir, aux volontés des groupes de pression gays et lesbiens. Et je suis étonnée de voir à quel point toute contradiction, propre à un débat démocratique, devient impossible parce qu’elle n’est pas reprise dans les médias et vite accusée de discrimination ! Ce terrorisme intellectuel devenant bien partagé avec tous les« phobes » (concernant les identités religieuses, ethniques etc) qui semblent ne plus prendre fin .Pouvez vous m’envoyer l’adresse Internet du maire et maître d’école : Franck Meyer. J’aimerais lui parler des mallettes anti homophobie, qui permettent à des militants politiques de rentrer dans les écoles, en totale contradiction avec la laïcité. Ces militants n’hésitant pas à déclarer vouloir « réviser » les contenus des matières scolaires selon leur vision personnelle du monde. Ce qui paraîtrait intolérable, à juste titre, de la part de militants religieux est ,dans ce cas,subventionné. [1] Je pense que permettre l’accès aux procréations hors sexe pour les homosexuels risque d’encourager l’entrée de la procréation dans un marché très lucratif (même si ce n’est pas leur intention) . [2] Je me pose cette question :Comment des homosexuels obtiendront-ils des enfants en contournant la reproduction sexuée si ce n’est par prélèvements d’ovules, mères porteuses , techniques de procréation hors sexe , .... ? Des scientifiques justifient aussi leurs recherches, sur des utérus artificiels par exemple,par la demande qui "existerait" chez quelques femmes de se "libérer de la procréation" pour mieux rentrer dans le marché du travail.Ils n’hésitent pas , là aussi ,à affirmer que ces désirs ultra minoritaires permettront de transgresser les barrières éthiques et de nous engager dans la maîtrise de la procréation par les techno-sciences(Y aura t-il ensuite des pressions sur les femmes pour les rendre "plus productives" ?). Je voudrais que l’on m’explique pourquoi ces problématiques personnelles deviennent une priorité absolue pour le PS et le PC et quelques élus de droite alors que tant de familles sombrent dans la précarité et ne peuvent même plus se soigner convenablement Comment les représentants du peuple peuvent-ils prendre ce risque pour les femmes et les enfants, qui plus est dans l’urgence ? Je ne comprends pas pourquoi l’association LGTB, partisane et qui plus est très minoritaire puisque tous les homosexuels ne soutiennent pas ses revendications, a été consultée tant de fois pour dicter une loi sur l’adoption alors que, par exemple, les anciens enfants adoptés ne le sont pas et que la population ne peut demander des confrontations contradictoires pour un sujet de cette importance sans être accusée de discrimination. [3] Pour toutes ces raisons, je vous soutiens et j’espère que des maires et des députés de gauche, en tant que représentants du peuple, trouveront enfin le courage de réfléchir aux implications pour les futures générations. Je ne peux voter pour ceux qui permettraient, même indirectement, l’industrialisation du vivant par complaisance ou par faiblesse La loi républicaine, qui protège les plus faibles, ne doit pas être instrumentalisée par des associations militantes qui dictent des lois à leur seul profit : que ce soient des associations à vocation religieuse, ethniques, sexuelles... Merci Mme F. [1] « l’association SOS Homophobie vient de recevoir de l’académie de Versailles un agrément pour intervenir dans les établissements scolaires.SOS Homophobie ne se contente pas de réclamer le droit de pouvoir intervenir dans les salles de classe mais exige par ailleurs une "révision" (sic) des programmes et des manuels scolaires. En effet, dans son module d’intervention, SOS Homophobie traque l’homophobie dans les programmes scolaires et propose pour chaque matière une réécriture conforme à sa vision délirante des sciences et des arts. » www.communautarisme.net. [2] « Enfin, le droit qui se concevrait comme un contre-pouvoir à l’intérieur des pouvoirs dont les débordements sont source de tous les totalitarismes ne peut se construire qu’en connaissance des dangers que les forces sociales dominantes portent toujours en elles-mêmes. Or une vision éthique et non utopique de l’humanité est mise en danger par les possibilités et les moyens de la biologie moderne,disons plutôt des bio-technologies : le marché qui conduit à l’appropriation du vivant ou à l’affectation des corps à des fins publiques ; l’idéologie des libertés qui mène à confondre le désir , fût-ce celui de n’avoir plus ni besoin ni souffrance ni angoisse , avec le droit subjectif d’assujettir autrui ou le corps social à son désir ; l’idéologie sanitaire qui, identification génétique aidant, mène les biologistes et les médecins à se croire comptables de la qualité , réelle ou supposée, de l’espèce humaine, et fait renaître le spectre refoulé mais rémanent de l’eugénisme, dont chacun s’accorde pourtant à dire l’absurdité scientifique. » C.Labrusse riou « l’Homme la nature et le droit »édit.Bourgeois 88 ; » produire l’Homme de quel droit ? » PUF Les voies du droit ; revue autrement « le défi bioéthique » [3] Même Lionel Jospin,qui a pourtant mis en place le pacs, a été menacé par la loi anti homophobie , votée contre l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme ,pour avoir tenu ce langage d’homme politique responsable : "J’entends parler de désirs, de refus des discriminations, de droit à l’enfant -alors qu’on devrait mettre en avant le droit de l’enfant- et d’égalité des droits, comme si le principe de l’égalité des droits devait effacer toute différence. Mais j’ai peu entendu parler d’institutions. Or, c’est essentiel. (...) Les institutions ont été créées pour fonder et étayer les sociétés. On peut les défendre, on peut les contester -c’est aussi une façon de se structurer-, on peut les réformer. Je ne crois pas qu’il soit pertinent d’en dénier le sens. (...) On peut respecter la préférence amoureuse de chacun sans automatiquement institutionnaliser les mœurs". « On peut réprouver et combattre l’homo phobie tout en n’étant pas favorable au mariage homosexuel », a notamment écrit Jospin, en pointant « une nouvelle tentation bien-pensante » et en souhaitant que « le débat se déroule sans intimidation, ni rappel à un « ordre moral » quel qu’il soit. Retour haut de page Réagir J’ai eu connaissance dernièrement de l’existence de ce site. En tant que citoyen, je me sens concerné par les questions de société et par les choix politiques dans lesquels les réprésentants de notre nation nous engagent. A ce titre, j’aspire à la protection du mariage tel qu’il est défini par le code de l’état civil, non par parti pris mais parce que je pense qu’il est un élément régulateur de notre société. Tout en n’adhérant pas au projet de mariage entre individus de même sexe, je respecte les personnes homosexuelles même si je ne partage pas leur vision. Et je crois très sincèrement que l’on taxe (malheureusement) trop facilement les personnes qui n’adhèrent pas à l’homosexualité d’homophobes. Il existe en effet différents points de vue qui s’ils restent dans le respect de l’autre, méritent d’être entendu sans pour cela être immédiatement ratachée à une attitude homophobe. Me sentant ainsi concerné par ce sujet d’actualité, j’ai décidé d’écrire au Maire de ma commune afin de lui exprimer mon point de vue et de lui demander selon sa volonté, d’adhérer à cette pétition et donc, de préserver la mariage dans sa forme actuelle. M.A. Retour haut de page Réagir Bonjour, Je peux me rendre compte que le lobby homophobe est encore puissant en France. Les mêmes qui ont combattu le pacs s’acharnent aujourd’hui contre le mariage gay. Ils combattrons toujours la moindre amélioration de la vie des homosexuels. Heureusement cette France rétrograde est sur le déclin . An. Retour haut de page Réagir Distinguant en plusieurs thèmes pour ne pas faire d’amalgames faciles, tout d’abord la reconnaissance des homosexuels par la société toute entière, puis leur demande d’un pacte d’union, et enfin leur désir d’adoption d’enfants, j’ai tenté de poser la complexité du débat, de me défaire de tous les préjugés et pressions de la société pour réfléchir sur chacune de ces questions. Etant sûre de ma non-homophobie et de mon attachement aux valeurs humanistes et spirituelles qui constituent les racines de notre pays, je fais le choix de m’opposer, en toute conscience, à la fois à la demande de mariage et aussi à la demande d’adoption émises par certaines communautés homosexuelles qui ne vont pas dans le bon sens pour notre société. N’étant spécialiste ni en psychologie, ni en sociologie, je ne pourrais pas avancer les preuves de cette affirmation. Il s’agit d‚une réflexion intuitive. Un enfant résulte de l’union naturelle d’un homme et d’une femme, je suis certaine de la nécessité de préserver cet équilibre, dont on voit que sa fragilisation affecte gravement de nombreux enfants. Parce qu’avant la France des droits de l’Homme, il y a la France des droits de l’Enfant et qu’en aucune manière, il ne faudrait accepter une société encourageant le commerce du vivant, la transgression facilitée de barrières éthiques, et l’évidente déstabilisation de petits hommes. Clémence Architecte Retour haut de page Témoignages
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